Déplacement 2010 (Partie 4 : Saturday night)
La fabuleuse magie du Rugby
Après les matchs, nous sommes conviés par le Sahoutous à leur cabane, sur le port des ostréiculteurs. Au programme, dégustation d’huîtres et apéritif. Là, c’est l’ovalie à son paroxysme. Le soleil brille, on bavarde des matchs, on s’imprègne de la guerre sportive de clocher locale… Quelques photos illustrent cela, on y voit les échanges de cadeaux entres les présidents, un coucher de soleil, des Brakass détendu, un intérieur de cabane typiquement rugbystique. Un vrai grand moment de bonheur que nous offre nos hôtes, en plus de la tuile dont rêvait Nico Pres.
Nous croyons avoir vu le meilleurs quand nous retournons au Club-house pour le repas. Il n’en est en fait rien. Le post apéritif à la pression imposé par les circonstances donne lieu à une série de chanson. Les alsaciens sont, disons le, fabuleux. Alors qu’ils nous taquinent après avoir chanté, Loub botte en touche en leur reprochant de chanter des chansons de chez eux, et les voilà qui se mettent à chanter du basque…tirant des larmiches à ceux qui ont le cœur qui bat encore un peu là-bas. Nous tentons péniblement une ou deux timides chansons, mais nous sommes vites ridiculisés et réduits au silence. Une fois de plus, nous payons l’inexistence de la mémoire rugbystique collective des brakass.
On passe finalement à table pour un repas pantagruélique. Heureusement, pour ce qui est de « foutre le bordel », les Brakass s’y connaissent assez bien. Notre président exhibe son caleçon à stouquette imprimée, et tout le reste avec, devant une charmante dame venue l’assister sur son socle. A la fin du repas, après avoir bu un vin qui fait des trous dans les vêtements, on s’envoie quelques bières. C’est alors que notre ami la grande gueule alsacienne se lance dans sa fontaine à bière à 5 verres. Il boit deux des trois verres, trempe sa stouquette dans le troisième pour donner du goût et finit le tout. Pour l’anecdote, il fera une percée spectaculaire vers les toilettes avec deux ou trois raffuts au passage.
Le champ de tir
Nous partons ensuite pour l’apothéose de la chasse du week end : Le PACHA. On nous le décrit comme « le centre de toutes les attentions des nymphomanes du coin, au même titre qu’une bouse pour les mouches spécialisées dans le domaine ».
Nous arrivons au pacha, sur un parking taillé pour un millier de voitures. Notre admission risque d’être délicate vu les accoutrements de nos joyeux drilles (AlexN en short, Damien en sandales modèle Moise, et Prez qui chausse ses moulés imitation basket de jeunes. De plus, nous avons tous des visages à avoir 5g d’alcool dans chaque bras…
Dieu merci, dès l’entrée le président identifie le patron de la boîte et lui joue le coup de l’équipe de rugby sympa en déplacement à moitié bourrée, mais qui ne fout pas le bordel…et ça marche : Nous passons devant la queue et en route pour la boîte de moules au jus via la grande porte s’il vous plaît…
Et là le paradis du chasseur, le rêve du saigneur des anneaux, le comble des sites classés sévézo pour explosion de foufoune… Il y a là de quoi avoir les yeux qui pleurent, la testostérone qui donne des crampes, le sang qui bout et qui sait, en fin de soirée, le bout qui sent ! Des monceaux de gonzesses avec des coupes à la Kate Mosh et des visages arborant les peintures de boîte ! Ça dégouline de partout, transpiration au Narta, bave de mateurs, phéromones et œstrogènes en saturation dans l’air…
Mais il y a des priorité : il a fait très chaud sur le terrain, et les joueurs ont soif. C’est long et compliqué car il faut pousser de braves gens pour squatter une table à coté des enceintes. Les 3 bouteilles s’ouvrent et la fête commence. Mais par où commencer, on ne sait pas ou donner de la…tête!!
Alors les brakass enflamment d’abord le dancefloor, notamment en envahissant le podium devant le DJ, faisant tomber au passage une demi douzaine de blondes peroxydées aux seins qui disent bonjour…il faut ce qu’il faut, et même si certaines sont blessées, elles n’en seront que moins résistantes. Six brakass en délire démontent le podium sur « I gotta feeling » en sautant comme des cintrés. DJ Thierry, qui parle plus que la musique, fait référence (entre deux « Mougair c’est parti on saute des pieds ») à ces Nantais qui veulent en découdre avec la troisième mi temps !
De part et d’autres les Brakass s’éparpillent puis se retrouvent à la source, ils envahissent les podiums, parlent à droite à gauche. Certains sont extirpés des bras des sirènes-morues qui puent la bière par des copains moins bourrés et donc plus lucides. C’est soir de chasse, de battue, voire même de ball-trap. Les jupes sont beaucoup trop courtes, les bouches rougies et les mickeys qui veillent sur les naïves évitent la discordes avec les 15 tarés aux yeux rouges. Pourtant, là encore, les râteaux et les vestes volent pour les rugbymen qui puent (certains portent le même tee-shirt depuis le vendredi). Un groupe d’explorateurs des profondeurs trouve dans cette marée, au milieu d’un banc, une vieille moule de la taille d’une huître « pied de cheval » qui s’ouvre à la demande. Effrayés, de crainte qu’elle ne soit carnivore, ils se contentent de jouer autour pour voir combien elle en laisse entrer avant de se refermer.
Après plusieurs heures de ce grand délire, les deux conducteurs sobres (que nous remercions) vont nous ramener. Chacun sent qu’il est temps de rentrer. Les brakass se réunissent telle une meute. Sur le parking, dernières cartouches sur trois quadragénaires qui montent dans une clio avec 9 brakass aux trousses, Fritz qui tente d’émerveiller les foules avec ses pétards sur le parking et un groupe qui garde le contact avec « pied de cheval » par des SMS torrides voire mêmes dérangeants.
Arrivés au camping, un tout petit groupe de fous escaladent une dune du Pila bien trop haute pour des personnes ivres, et Nico II s’endort là haut alors que petit Ga cherche désespérément ces parisiennes rencontrées plus tôt dans le camping. Les autres se couchent pour une grosse nuit de…5h!!
Le mot juste pour qualifier la soirée est trouvé, c’est une soirée de pachas…








Il faut aller au bout, mais il y a tant de choses à dire…et d’autres à ne pas sous entendre.
Va falloir vraiment disposer d’un sous-site réservé aux membres avec accès par mot de passe et empreinte rétinienne….
pendant que ma larme coule, je dis bravo !
une huitre « pied de cheval »…. mais ou va-t-il chercher tout ça ???…. comme nico préz, j’en pleure encore ……
c’est du San-antonio raconté par daniel Herrero….
sylvain, c’est pas un coach qu’il te faut, c’est un éditeur !!!!
j’adore…bravo Sylvain, c’est un grand cru!!
sinon le truc des brakass qui puent, c’est une légende urbaine??je vois pas de qui tu parles!!!!
fantastique!!
et rien à ajouter…
merci Sylvain pour ce cours de biologie, en tant qu’agronome, j’ai particulièrement apprécié ta science de la Mytiliculture et de l’osiériculture.
mais il faut faire attention amis Brakass, passer une seuil d’ hygrométrie de 99.9%, vous risquer de vous lancer dans la myciculture….
Guiom
bonjour a tous,
merci bcp pour ce petit programme …
pour l’avoir fait l’année derniere avec certains ( et tout le monde est encore vivant !), ca vaut vraiment le coup de s’y mettre et de s’y tenir au max .
l’année derniere, nous avions fait trois séances le mardi, jeudi et dimanche soir à 19h (ou 19h30 je sais plus)
nous étions assez nombreux pour etre plusieurs a chaque séance, afin d’éviter de se trouver tout seul devant son chronos.
Sachant que le plus dur du programme est au mois de juillet, je souhaiterais savoir qui est partant pour ce petit programme qui commence cette semaine.
Je serais demain à 19h00 au depart pont st mihel ( et je serais pas en retard cette fois ci…)
a demain,
nico
Salut,
Je serai présent à 19h.
A bientôt,
pourquoi pas…..
mais j’aimerais juste savoir de quel programme tu parles??
Ca arrive, je publie cela ce matin même Lagen
présent ce soir à 19 H 00 Pont st mihel
Gueno