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Interview de Riton

Nom – Prénom : Refuto Henri
Surnom : Riton
Date de naissance : 06/02/1974
Poste : 3éme ligne
Taille et poids: inconnu
Situation maritale : célibataire vivant avec une toulousaine
Profession : gérant d’entreprise

1) Tes débuts au rugby, quand, pourquoi, comment, et quels clubs?

En fait j’ai mis du temps à commencer le rugby. Originaire d’un petit village au bord de la Méditerranée, connu surtout pour son pèlerinage gitan, les Saintes Maries de la Mer, je regardais avec mon père le Tournoi des 5 Nations, je me souviens que j’adorais un joueur de Toulon en particulier: Eric Champ. Pour moi, il symbolisait l’homme car il était toujours en train de plaquer, de saigner, de s’embrouiller, ou de défier. A 10 ans, le père d’un copain, qui était le médecin du village, avait décidé de monter un club de rugby, le problème s’est que le projet échoua car personne ne s’intéressait au rugby. Je me souviens que chaque fois que j’étais chez ce copain et que son père parlait rugby, j’écoutais attentivement mais n’osait lui dire que celà m’intéressait car dans cette partie du sud de la France seul le football importait et que tous nous y jouions. A partir de la classe de seconde et de la 2nde coupe du monde en 1991, je franchis le pas dans le club d’Arles et un “Welcome au pays des bourrins” avec un apprentissage qui me correspondait bien car pour moi le rugby restait un sport de rivalité et surtout d’apprentissage pour devenir vraiment un homme. C’est peut être basique aujourd’hui avec le recul mais celà correspondait vraiment à mon état d’esprit à ce moment là. Alors que j’étais étudiant à Montpellier, je m’entrainais en semaine avec les universitaires et jouait le dimanche avec Arles, un violent geste d’anti jeu me dégouta de ce club. Cela tomba bien car notre entraineur des universitaires qui était également joueur au club de Montpellier, Denis Navizet (aujourd’hui manager sportif du club) me demanda de venir pour faire un essai chez les Espoirs. A partir de ce moment là et pendant 2 ans ma vie ne tourna qu’autour du rugby, le rugby était devenu professionnel, j’étais dans un club qui jouait le week end face au Stade toulousain, Perpignan ou Brive et j’adorais ce sport. Malheureusement la tendance était au grand et lourd 3éme ligne et je ne correspondais pas à celle ci, j’étais titulaire pour les matchs perdus d’avance malgré le soutien de joueurs de l’équipe première. Un élément aurait pu changer les choses: l’arrivée de Henri Sanz, demi de mêlée et ancien capitaine de l’équipe de france en 1991 lors de la tournée en Australie, mais lors de notre premier match de pré saison face à Béziers je me fis une blessure. La semaine suivante, je recevais des acceptations pour un dess à Montpellier et à Clermont. Je décidais de quitter Montpellier.
A partir de ce moment j’enchainais les clubs en fonction de mes déplacements: Vichy, London Blackhorse rugby, Toulouse Université Club, ….
Après une nouvelle blessure et une forte perte de poids, je décidais que malgré ma passion pour ce sport, je ne pouvais plus le pratiquer avec la même ferveur qui m’animait.
En 2007, à Arles, un groupe de copains m’indiquaient qu’ils souhaitaient créer un club loisir. Je sautais sur l’occasion pour rejouer et me faire plaisir.

2) Pourquoi avoir choisi les Brakass ?

Ma copine était depuis 2 ans sur Nantes et j’avais fait le choix de rester dans le sud. Mon activité n’exigeant plus ma présence, je déménageais à Nantes en juillet. L’expérience à Arles ayant était si fantastique, qu’arrivais à Nantes, je cherchais sur le net: rugby Nantes et quelle surprise, je tombais sur le site des Brakass. J’eus d’abord un choc car la première page que je lu: http://www.rugby-nantes.com/2008/07/ me faisais comprendre dans un premier temps que cette équipe était dans un standing de préparation physique à l’anglo-saxonne beaucoup trop élevé pour moi. Je descendais la page et la photo d’un mec face à un mur les bras sur la nuque et s’exerçant avec son membre à soulever une altère me fis me dire que finalement les Brakass devait valoir le coup. J’appelais Nicolas, The president of United States of America, pardon juste des Brakass, qui m’invita à aller courir avec eux. Je faisais alors connaissance de Fred, Alex C, Alex N, Nico 2. Les gens étaient sympa, s’intéressaient à vous, …. bref c’était idéal.

3) Es-tu satisfait de ton intégration ? As tu pu facilement trouver ta place dans le groupe ?

Pour un étranger débarquant sur une terre inconnue pratiquer un sport collectif est idéal pour trouver des copains, c’est ce qui s’est passé avec les Brakass. D’autant que les bases de la construction de l’équipe ont été idéales avec des gens qui aimaient ce sport et souhaitaient véhiculer d’appréciables valeurs.

4) En général comment juges tu le parcours des Brakass sur la saison en cours ?

On ne peut que souligner les énormes et superbes progrès, comme je l’avais écrit dans un post après le match face aux Arlequins, lors de mon premier match on avait parlé des combinaisons en touche pendant l’échauffement et celle en mêlées n’étaient connues que par les anciens joueurs, aujourd’hui nous avons des combinaisons et même un style de jeu, donc la progression a tout simplement était remarquable grâce à notre coach, à l’assiduité et à la motivation des joueurs.

5) Tu deviens une vraie bête sauvage sur le terrain, poussant des cris tels que “Mais tu vas la laffer ta balle putain”. Parle nous de cet engagement et des autres circonstance où tu pourrais te transformer ainsi…

Le contact et l’affirmation d’une domination physique m’ont toujours plu, cela a été les raisons qui m’ont poussé à faire du rugby et à toujours vouloir rivaliser avec les joueurs les plus costauds, je trouve cela intéressant mais aujourd’hui je souhaite juste me faire plaisir en pratiquant une activité physique.

6) Ta boisson et ton plat préféré? un resto que tu aimes bien.

J’adore le vin: mes préférés sont en rouge les Pic Saint Loup (domaine de l’Hortus et Ermitage du Pic Saint Loup) et en blanc, il n’y a pas d’appellation particulière mais j’aime bien les cépages sauvignon blanc ou alors le best: le viognier. Actuellement je bois souvent le vin de Camargue: boisviel Saint Pierre car il est fait par une famille et des gens extraordinaire.
Nous revenons des Pouilles en Italie du sud, je ne pourrais que recommander le restaurant d’Alberobello: Il Pinnacolo pour la qualité de ces antipasti et l’originalité de ces pasta

7) Si t’as un mot à ajouter…

Rod is God, Brakass is good, merci aux joueurs d’apprécier le rugby et d’être aussi conviviaux.

8 ) une blague pour la route…

Je suis carrément bidon en blague, j’en retiens aucune, je peux par contre vous raconter une anecdote lors d’un entrainement de rugby à Arles il y a une quinzaine d’années.
Un nouveau joueur était arrivé, il débarquait de Chambéry, jouait en 8, dur au mal et extrêmement difficile à stopper car il devait avoir un corps en acier à l’image de Wolverine. Il avait une caractéristique c’est qu’il était complètement chauve. Un soir en hiver, on s’entrainait à la lueur des projecteurs, ce mec est plaqué, mis au sol, accumulation de joueurs. Un bourrin comme j’ai jamais vu qui jouait également 3éme ligne, s’approche du regroupement, se met en position de demi de mêlée et essait d’arracher la balle, la balle ne sort pas, il frappe alors avec son pied la partie émergée de celle ci pour essayer de la dégager. Un énorme cri se fait entendre, le pseudo demi de mêlée avait pris la tête chauve du savoyard qui renvoyait la lumière pour le ballon. Vous comprenez mieux pourquoi je reste un peu bourrin dans l’âme, j’ai appris à jouer grâce à d’illustres maîtres.